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Sébastien Meyer ne se contente pas de publier un premier roman à la révolte prometteuse. A 21 ans, il lance aussi Paulette, sa propre maison d’édition.
Photo de Carine Roth
Mèches rebelles et plume rageuse, l’alliage a déjà fait ses preuves. Sébastien Meyer saura-t-il s’imposer sur la scène littéraire romande ? Il ne triche pas, c’est déjà ça. Signé Thomas Adrien, sa première salve papier, livre deux cents pages sur le fil, qui n’ont pas peur d’égratigner. Gare aux coupures : Carole, le personnage principal, se morfond dans une solitude à couteaux tirés. Photographe par dépit, poète par défaut, il arpente des nuits de chairs mornes, se regarde agoniser dans l’écran de son ordinateur. Et rêve d’amour. Alors il lit et relit Thomas Adrien, auteur à succès qui sait lui réchauffer le cœur – au four micro-onde. Et s’il finissait par le rencontrer ? Union fantasmée, idylle crépusculaire. A moins que Thomas Adrien ne soit qu’un mirage, miroir paradoxal des errances sociales de Carole ; une sorte de double avec qui l’extase de l’écriture se vivrait dans la moiteur d’un lit...
« J’aime la littérature quand elle met des claques, quand elle montre son côté animal, sans fioriture. Pas vulgaire ni salace, juste franche. »
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